29 février 2008
Cuisiner, c'est facile...
Nous en avons tous fait l'expérience en ouvrant un livre de recette. Un plat au nom délicieusement évocateur attire votre attention. Mais voilà un rapide coup d'oeil à la liste des ingrédients suffit à vous décourager...
Quoi de plus énervant en effet d'avoir à parcourir les boutiques de long en large à la recherche des épices ou saveurs rares qu'il vous manque. Cuisiner c'est sympa, à condition de ne pas passer la journée à réunir ce qu'il vous faut au préalable.

Les dîners de Bérénice, reposent sur un principe simple : vous cuisinez, ils s'occupent du reste !
Vous aurez ainsi la satisfaction de dire à vos hôtes « c'est moi qui l'ai fait » en ayant minimisé le temps qu'il vous aura fallu pour le préparer. Sur leur site web, il est ainsi possible de sélectionner la recette, les aliments, le vin, la décoration, les fleurs, les plats et les ustensiles de cuisine nécessaires à l'élaboration de votre menu. Vous choisissez ce qu'il vous faut et recevez tout ça chez vous sans stress ! Il ne vous restera plus qu'a suivre méticuleusement les instructions, comme s'il s'agissait de jouer à la dinette...
28 février 2008
GEO Webreportage
Le transjournalisme est au journalisme ce qu'est la troisième dimension au dessin !
Cette nouvelle manière de pratiquer le journalisme permet de mettre en relief les informations. A l'aide des outils que propose Internet, il est désormais plus facile d'offrir aux lecteurs des contenus riches et variés. C'est en multipliant les sources d'informations (vidéo, photo, son, lecture) qu'il est possible de rendre un sujet vivant, attractif et plus dense.
Le magazine GEO réputé pour la qualité de sa revue mensuelle grâce ses reportages et ses photos, a choisi de mettre à profit ces nouvelles techniques pour en offrir plus à ses lecteurs. C'est une façon de capter et de fidéliser leur audience par l'interactivité. Cette démarche répond aux impératifs que sont l'instantanéité (« tout de suite ») et l'ubiquité (« partout ») que demande le consommateur aujourd'hui.
Le premier thème abordé était le Kidnapping à Mexico. Le deuxième numéro est lui consacré à Johannesburg (« Johannesburg : un urbanisme sous pression »). On y apprend et comprend, la difficulté et la complexité d'habiter une ville encore très marquée par l'apartheid. Le fait d'être traité de manière transverse apporte un réel sentiment de proximité avec ce sujet.
Je ne saurai trop vous conseiller de vous rendre sur leur site afin d'appréhender par vous même ce qui a été dit ici.
Voir le site : Geo Webreportage

27 février 2008
L'affaire Fourniret, récit d'un scoop !
Ma formation fût l'occasion pour moi de discuter avec des personnes au parcours journalistique intéressant. C'est la rencontre d'une journaliste de Libération qui m'a certainement le plus marqué. Venue pour nous parler de son expérience du métier, de ses débuts, des ses difficultés et de ses réussites, c'est sans aucun doute le récit de son scoop qui nous as le plus tenu en haleine.
Elle travaille à la rubrique « Société », et a en charge les affaires judiciaires. Comme elle nous l'expliquait, Libération permet à ses journalistes de couvrir leurs sujets du début jusqu'au procès. Certains quotidiens préfèrent en effet que ce soit d'autres personnes qui assistent aux procès, afin soi-disant d'avoir un regard neuf. Elle nous a avoué que cette dernière solution ne l'enchantait guère. Quoi de plus frustrant de laisser quelqu'un d'autre finir son travail, après tant d'investissement personnel !
L'une de ses missions fût ainsi de suivre « l'affaire Fourniret » le tueur et violeur en série surnommé par la suite l'ogre des Ardennes. Au début de l'enquête elle écrit un premier article pour faire le point sur les éléments dont elle dispose. Puis très vite, elle éprouve le besoin d'apporter un plus à ses écrits en allant sur le terrain pour comprendre le contexte de cette sombre histoire. La rencontre des personnes susceptibles de le connaître lui permet de récolter des anecdotes et ainsi de savoir qui il est !
C'est un drôle de personnage dont l'une des principales caractéristiques est d'avoir connu sa femme et future assistante de ses monstruosités en prison (suite à une correspondance par courrier, après que Michel Fourniret ai passé une annonce dans l'hebdomadaire "Le Pèlerin"). Il était alors incarcéré pour enlèvement et séquestration d'une jeune fille de 13 ans. Pour la faire monter à bord de son véhicule, il lui demanda de le guider afin qu'il parvienne à destination aisément. Celle-ci lui exprima ses craintes de monter avec des inconnus en regard à l'affaire Dutroux. Il lui répondit alors "c'est pire" ! Elle réussira par chance à s'échapper de sa voiture et à noter le numéro de sa plaque d'immatriculation (aidé par un automobiliste l'ayant retrouvé sur le bord de la route).
Les deux pervers se sont bien trouvés, ils formeront un pacte. Ils sont désormais "soudés à jamais". Sa compagne Monique Olivier (dont ses témoins de mariage et voisins évoquèrent avec étonnement, le choix qu'elle eu de se marier en noir) se promet de fournir à son "fauve" (c'est ainsi qu'elle le nomme) des jeunes femmes vierges en échange de sa protection (son ancien mari la frappait). Deux mois après sa sortie de prison elle lui offre ainsi sa première victime. Elle incite pour cela une adolescente de 17ans qui rentre de l'école à monter dans sa voiture. Elle prétexte le besoin de se rendre chez un médecin rapidement pour soigner son enfant en bas âge qui est installé à l'arrière. Celle-ci accepte, une femme seule n'étant point susceptible d'être dangereuse. Un peu plus loin sur le bord de la route, Fourniret simule l'automobiliste en panne d'essence avec un jerricane à la main. Il monte alors à bord...

Fourniret fait part aux enquêteurs d'un magot lui ayant permis de s'acheter un château dans l'est de la France. Il aurait ainsi vécu grâce à cet argent.
Celui-ci aurait été obtenu d'après les sources d'un compagnon de cellule. La police prend sa déposition sans vraiment y croire. Fourniret est machiavélique et ce récit semble être destiné à lancer les enquêteurs sur une mauvaise piste (une somme si importante dans la nature, qu'il suffit de ramasser, c'est louche). Mais voilà quand la journaliste entend cela, elle ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec une autre affaire. Elle y croit sans conviction, c'est trop improbable. Toutefois elle n'arrive pas à se débarrasser de cette idée.
Son ancienneté à Libération l'a ammené à couvrir de nombreuses histoires. Elle connait donc bien les différents élèments des grandes affaires judiciaires. Une semaine passe et son idée la hante toujours. Elle en discute avec un confrère du Monde lors d'un déjeuner. A son retour au bureau elle se dit qu'elle a peut-être fait une bêtise. Il serait trop bête que celui-ci enquête à sa place et lui pique ainsi la vedette d'un scoop. Ni une ni deux elle met tout en oeuvre pour vérifier ce qu'elle soupçonne être.
Fourniret aurait dit vrai sur la provenance du magot.
Elle se met donc en quête de preuves en téléphonant à la plupart de ses contacts bien placés pour l'aider. Mais voilà elle n'avance pas et n'arrive pas obtenir ce qu'elle veut comme informations. Elle finit par conclure un deal avec un policier. Elle lui faire part de son histoire, en contrepartie celui-ci devra s'engager à rester discret sur la recherche de preuves. Il ne faudrait pas se faire griller sur la ligne par des confrères.
Deux jours après celui-ci la recontact. Bingo, elle a vu juste ! Ils viennent à eux deux de résoudre deux enquêtes importantes. Le fameux magot de Fourniret existait bien et son emplacement lui avait effectivement été communiqué par un ancien co-détenu. Il a ainsi récolté une cinquantaine de kilos d'or (soit entre 600 et 800 millions d'euros).
Ce stock d'or était bien le fameux butin du gang des Postiches que la police n'avait jamais réussi à récupérer.
L'argent planqué dans un cimetière en région parisienne, attendait que l'un des membres viennent le chercher. Un détenu qui est emprisonné en même temps qu'un membre du gang profite lui aussi de l'hélicoptère utilisé pour s'échapper d'une prison en Italie. Il assiste à la planque du magot. Son erreur fût d'en parler lors d'une autre incarcération à un prisonnier. Ce dernier demande à sa compagne de contacter Fourniret pour l'aider, ce qu'il fait. Il doit à son tour planquer l'argent dans une maison, dans une cache qu'il doit construire. En contrepartie il touchera une part d'une butin. Toutefois il lui semble bien bête de ne pas tout conserver. Après tout il a besoin de beaucoup d'argent depuis sa sortie de prison. Mais il doit se débarrasser de la compagne de son ancien co-détenu pour être tranquille. Il invente donc le besoin d'aller chercher des armes en forêt de Rambouillet. Ils se mettent alors à creuser dans les bois. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que le trou qu'elle creuse, lui servira de tombe...
Pour en savoir plus : Michel Fourniret et Monique Olivier vont comparaître devant les assises le 27 mars prochain pour sept meutres. Un très bon livre à ce sujet "Le pacte des Fourniret" d'Emmanuelle Maurel et François Vignolle (journalistes au Parisien) sort aujourd'hui (Editions Hachette Littératures).
26 février 2008
Vibrez au son de vos artistes préférés...
OhMiBod est un sex toy, dont l'originalité est de vibrer au rythme de votre musique...
Il surf sur la mode des baladeurs de type MP3 et sur le phénomène « sex toy ». Concernant son utilisation, je ne vous ferai pas de cours magistral, je préfère laisser votre imagination s'en occuper ! Celui-ci se branche sur un I-pod, un lecteur MP3 ou une PSP et est en vente au prix de 79 euros. Libre à vous mesdames de choisir une petite musique de nuit ou le dernier morceau de tecktonik...
Edit : j'avais comme autre titre "Le rythme dans la peau", mais c'est tout de même pas très classe :)
25 février 2008
Bilan de ma formation de journalisme
J'étais depuis la mi-novembre en formation de journalisme à l'EMI-CFD. Celle-ci étant terminée depuis ce week-end, je souhaitais vous faire part de mes impressions.
Il faut que je vous avoue que j'étais comme un môme à l'idée de faire cette formation, je piaffais d'impatience. Depuis plusieurs mois déjà, je surfais quotiennement à la recherche d'informations mêlant journalisme et nouveaux médias. De ce côté là, j'étais donc à l'aise avec le sujet. La confrontation des journalistes et des journalistes citoyens (blogueurs), un sujet mainte fois abordé sur le net m'avait interpellé. Quels étaient concrétement les apports de ces premiers par rapport aux seconds ? Sur ce sujet j'avais déjà mon idée sur la question, mais la frontière me paraissait de plus en plus mince.
Nous sommes donc au mois de novembre, mon blog est vivant, j'y écris régulièrement, mes premiers cours arrivent je suis content. Après une période de découverte et de mise en route, mon plaisir est réel. Je suis dans une atmosphère qui m'est agréable, je me sens bien. J'ai l'impression grâce au blog d'avoir finalement pas mal avancé sur le sujet et d'être dans mon élément. J'avais pour objectif d'acquérir principalement des techniques d'écritures et ainsi d'être à même de pouvoir me débrouiller par moi même. Les élèves (quatorze personnes dont 11 filles, de 18 à 45 ans environs) avaient tous leurs propres parcours professionnels et les attentes étaient évidemment distinctes. Certains étaient déjà dans le journalisme et d'autre dans la communication. Bref nous avions tous des niveaux différents et plus ou moins de facilités pour l'écriture. Comment allait donc se dérouler nos cours pour satisfaire tout le monde ? Je m'attendais au départ à quelque chose de scolaire dans l'approche. J'entends par là des exercices très structurés avec des scéances d'écritures corrigées comme au lycée. Il n'en fût rien ou presque ! Là où nous fûment la plupart surpris, c'est que le style, les qualités de rédactions allaient finalement être relayés au second plan.
Ecrire pour informer, c'est d'abord valoriser l'information ! La hiérachisation allait être notre principale objectif. Il fallait supprimer tous les mots n'apportant rien et les formules toutes faites. Nous devions nous en tenir au fait et éviter toute subjectivité. Le style le plus adéquate c'est ainsi de dépouiller nos écrits. Loin de nous donc l'idée d'écrire comme des éditorialistes. Ce fût difficile au départ et il faut bien le reconnaître, cela m'a perturbé à tel point que je n'arrivais plus à écrire sur mon propre blog. Je me posais trop de questions, d'interrogations sur chaque mot, chaque idée. Je passais des heures pour écrire quelques phrases. Bref je n'y arrivais plus, car écrire était soudainement devenu compliqué.
Ecrire pour informer, c'est également tenir compte de son lectorat ! Cela paraît simple à comprendre mais l'application est moins évidente. Nous devions ainsi être capable de traiter la même information pour différents supports (Libération, Le Parisien, le Figaro, 20 minutes, Télérama, Gala)... Autant vous dire que cela rajoutais une difficulté à un millefeuille devenu déjà extrêmement bourratif. Les cours étaient principalement constitués de longues discussions sur les manières adéquates d'aborder un fait d'actualité et par la suite de le traiter. Pour cela nous étions obligés de lire la presse pour décripter les nuances de traitements dans l'écriture mais également dans la présentation.
Ecrire pour informer, c'est aussi écrire pour vendre ! Tel des pigistes, il nous a fallût avoir du recul sur l'actualité pour savoir dénicher des sujets intéressants à traiter et n'ayant pas déjà été relayé par tout le monde. Pas évident cette histoire, mais l'exercice fût réussi pour moi et je n'en suis pas peu fier. Ainsi j'ai été le premier à interwiever M.Wu (Candidat aux municipales dans le treizième) bien avant que les médias (papier, internet et télévision) ne s'en occupent. Mon regret n'avoir pas réussi à le vendre, bien qu'ayant essayé (le manque d'habitude, de confiance, d'expérience fait que je n'ai su tirer bénéfice de cette avance). Il m'a fallut environ deux mois, pour assimiler les régles d'écritures. Désormais ces contraintes sont plus évidentes. Cela demande toujours beaucoup d'attention mais le puzzle s'emboite plus rapidement. Mon oeil arrive maintenant à décomposer un article et il m'est plus facile d'écrire pour un journal précis (si le sujet s'y prête).
Comme c'est le cas pour beaucoup de métier «c'est en forgeant que l'on devient forgeron». Il me faut donc pratiquer pour gagner en rapidité et en efficacité. De nombreux élèves auraient ainsi bien continué la formation. Une trentaine d'heures en plus nous auraient ainsi permis d'être plus efficace. Malheureusement pour moi l'orthographe reste l'une de mes hantises. Mon niveau s'améliore mais les fautes restent nombreuses (mais comme plus haut, «c'est en forgeant...»).
Dans cette formation, j'étais le seul blogueur et véritable internaute. De ce fait j'avais sur les autres (sur mon prof également) une longueur d'avance sur les nouveaux médias. C'est toujours étonnant de voir à quel point l'évocation du mot blog provoque les sourires en coin...Toutefois le temps à démontré que ceux-ci avaient un sérieux retard à rattraper (et toc). Les journalistes ont longuement hésité avant de se lancer dans l'aventure du web, mais depuis quelques mois, ceux ci mettent les bouchées doubles. Ainsi nous fûment vivement encouragé à nous y mettre également. Cependant aucun cours n'a traité de la manière dont cela modifiait les techniques d'écritures (le prof nous a tout de même remis de la lecture à ce sujet). S'il fallait comparer les blogueurs au journalistes, je dirais que les deux peuvent apporter des informations de manières fiable, bien que la confiance soit moins évidente à accorder à un blogueur (nécessite de faire ses preuves). En fait ce sont surtout la structure et la manière qui divergent. L'un ne s'en tient qu'au fait tandis que l'autre y va de sa propre argumentation.
L'ambiance de cette formation fût réellement agréable. La fin de celle-ci a ainsi été l'occasion de faire un repas tous ensemble dans les locaux du CFD qui accueille régulièrement les membres des rédactions de la plupart des journaux nationaux pour des formations. Je suis donc dans l'ensemble assez satisfait, ayant bien conscience qu'il nous aurait fallût plus de temps. Malgré cela, nombre de journalistes n'ont jamais mis les pieds dans une quelconque écoles. Mais les temps changent et une formation aide tout de même grandement à mettre le pied à l'étrier.









